Et comme l’actualité sportive est entre parenthèse, la chaine télé « L’équipe 21 » nous a retransmis hier après-midi l’étape du tour qui s’était déroulée le 11 juillet 2011 entre Issoire et St-Flour.

Je me fais donc un malin plaisir à vous ressortir de mes dossiers archivés sur mon ordinateur, le récit que j’avais fait de l’Etape du Tour réservée aux amateurs qui s’était courue quelques jours après, entre Issoire et St-Flour, sur le même parcours que les professionnels. Noël Lalanne, Christophe Augey et Marc Barrere y participaient……

 

Récit d’une Etape du Tour DANTESQUE

Entre Issoire et St-Flour le 17 juillet 2011

Profil de l’étape Issoire / St-Flour

 

« Cette étape du tour Mondovélo du 17 juillet 2011 Issoire/St-Flour restera dans les annales, non pas forcément par ses difficultés, mais par les conditions dans laquelle elle s’est déroulée.

 

Pourtant la veille, lors de la prise des dossards à Issoire, le soleil et la chaleur sont au rendez-vous. Nous retrouvons Noël Lalanne (qui a fêté ses 75 ans !) et sa compagne Monique qui, arrivés depuis quelques jours dans la région accumulent les bévues, mais gardent le moral et Noël prévoyant en profite pour s’acheter un K-way, car il a décidé de participer à cette étape.  

 

Avec mon épouse, nous séjournons à Clermont Ferrand dans un petit appartement que nous avons loué pour la nuit et compte tenu du très beau temps, nous en profitons pour flâner en ville et boire une bonne bière à la terrasse d’un café. Mais on sait déjà que la météo annonce un temps épouvantable pour le lendemain…En espérant que les prévisionnistes puissent se tromper !!! Hélas pour nous ils avaient raison !

 

Déjà des fenêtres de notre appartement nous apercevons de gros nuages noirs sur les montagnes d’Auvergne, mais toujours pas de pluie. La nuit est très courte et la chaleur nous empêche de dormir correctement.

 

 Enfin, il est 3h50 et le réveil nous donne l’ordre de nous lever. Premier coup d’œil par la fenêtre et surprise il n’a pas plu de la nuit, seul le vent souffle fortement.

¾ d’heure pour se préparer, bien déjeuner, revêtir les « habits de lumière » du parfait cycliste et ranger nos affaires pour partir à 4h45 vers Issoire distant de 30 km environ.

Et là, première surprise, le rideau de la porte de sortie du garage où nous avions garé notre voiture refuse obstinément de s’ouvrir automatiquement !!! Après un petit instant de panique, nous découvrons une chaine, qui après 10 mn d’effort musculaire pour mes bras nous permit enfin de sortir de notre prison ! Et là, une fois dehors, il commence à pleuvoir…

Le trajet Clermont-Ferrand / Issoire se passe sans encombre et nous nous garons comme prévu sur le parking d’un hypermarché où nous nous étions donné rendez-vous avec nos amis Noël et Monique. Montage des vélos, gonflage des pneus, vérification de ne rien avoir oublié (casque, gants, lunettes, chaussures, manchettes, téléphone portable, au cas où, chambres à air de rechange, les bidons, remise à zéro du compteur, provisions et l’indispensable K-way, car déjà il pleut)

  

Il est 6h00, il fait toujours nuit noire sur Issoire et nous sommes, Noël et moi-même, fin prêts pour affronter une journée qui ne s’annonce pas facile. (En réalité, nous étions bien loin d’imaginer ce qui allait nous attendre)

 

Nous quittons nos épouses et les laissons rejoindre St-Flour …en voiture, pour nous récupérer dans l’après-midi entre 15h00 et 16h00, estimation que j’avais donné en ce qui me concernait. Heureusement que nous les avions avec nous, car sans elles nous n’aurions pas pu réaliser cette aventure.

 

Nous voilà donc partis en direction de la ligne de départ, avec un passage vers un point café qui déjà, nous fait du bien. Il est 6h30. Après s’être encouragé mutuellement avec Noël, nous nous séparons. Noël, avec son N° 4337 rentre dans le sas n° 8 et avec mon n° 1521 je rentre dans le sas n° 4. Je n’ai pas vu Christophe Augey avec son dossard n° 5552, car il devait arriver avec son oncle, mais je pense qu’il doit être bien présent.

 

Marc Barrere et Noël Lalanne avant le départ

Départ prévu pour les premiers à 7h00. Mais la pluie redouble et je décide de ressortir de mon sas pour aller m’abriter ! Enfin ça se calme et je rejoins mon sas définitivement. En attendant le départ, je discute avec les cyclistes autour de moi et je fais la connaissance de Christian Barrès, un cyclosportif d’une soixantaine d’année d’Andernos qui a acheté son vélo Look chez les « cycles Gaby ». Un véritable baroudeur qui vient de faire dans les derniers 15 jours, la Pyrénéenne, la 1ère étape du tour entre Modane et L’Alpes d’Huez et qui parcours dans une année plus de 22.000 km ! Enfin le genre de gars qui se respecte dans le vélo… (Il terminera cette étape en 8h52mn 37s à la 457ème place et 12ème dans sa catégorie ! médaille d’argent, Bravo).

 

Il est 7h00, il pleut, il fait du vent, la température est de 12° et la lumière du jour a du mal à percer. La speakerine annonce le départ des premiers, l’adrénaline commence à monter dans notre sas. Il est 7h10, nous passons enfin la ligne de départ et nous sortons rapidement mais prudemment d’Issoire. Je dis bonjour à un cyclo de St-Sulpice et Cameyrac, (club voisin de St-Loubès) que je n’avais pas vu dans le sas où pourtant nous étions ensemble. Des motards de la gendarmerie nous ouvrent la route (pour une fois, j’apprécie bien leur sympathique présence)

 

Les premiers kilomètres sont parcourus en paquet et à vive allure et nous permettent de découvrir la splendide vallée de l’Allagnon. Cette vallée nous met provisoirement à l’abri du vent mais pas de la pluie. Nous empruntons un petit pont très glissant où l’on nous demande même de descendre de vélo et nous attaquons au km 43, la 1ère difficulté de la journée, la côte de Massiac (753m). C’est là que Thomas Voeckler avait lancé son attaque, moi, je choisis de monter à mon train et ma fois, les jambes répondent bien, malgré le froid. Il est vrai que j’avais pris quelques précautions en les enduisant d’huile d’arnica.

 

C’est après cette côte que les choses vont se compliquer pour nombre d’entre nous, pourtant nous n’avons parcouru qu’une quarantaine de km sur les 208 km à faire !

Nous roulons pendant 25 km environ sur une succession de plateaux, de faux plats montants pour atteindre à 1209m le premier col de la journée, le col de Baladour, le tout sous des bourrasques de vent de face qui soufflent à plus de 70km/h, des averses de pluie mêlées par moment à de la grêle et le froid commence à nous pénétrer.

 

C’est « l’Enfer du Massif Central », on roule comme on peut, en paquet, en file indienne de gauche à droite en essayant de s’abriter derrière un coureur qui essaye d’en faire de même, le tout, à pas plus de 25 km/h ! A ce moment-là, je pense que les organisateurs vont arrêter la course car les conditions météorologiques sont terribles et qu’est-ce que ce doit-être en montagne !

 

Un troupeau d’une centaine de vaches Limousines, aux grandes cornes, nous regardent passer, comme elles regardent passer les trains, sauf que là, elles en ont pour une bonne partie de la matinée à admirer ces fous du vélo. Tout au long de cette première partie on trouve des dizaines de cyclistes qui victimes de crevaisons tentent de réparer leurs pneus et ce n’est pas facile lorsqu’on a les doigts gelés et qu’il pleut à torrent.

 

Nous atteignons complètement frigorifiés au km 69 le premier ravitaillement à Allanches. Les doigts de ma main gauche ont du mal à répondre sur les freins et c’est avec difficulté que je passe tant bien que mal les vitesses. J’essaye de me les réchauffer en les remuant au maximum. Le reste du corps va bien, le K-Way que j’avais enfilé me protège très efficacement.

 

Je décide de faire une halte, car dans ces conditions, il faut surtout penser à se ravitailler et boire même si l’on n’a ni faim ni soif. Les bénévoles, eux aussi transis de froid, sont formidables et nous accueillent en nous tendant boissons et alimentation à volonté. Ce sera de même tout au long du parcours où chaque carrefour est gardé soit par la gendarmerie, soit par des bénévoles qui, frigorifiés comme nous, vont patienter plusieurs heures durant le passage de tous les concurrents !

La sécurité est vraiment au top sur ce genre d’épreuve où la route nous est entièrement dédiée.

 

Je refais le plein d’eau, mange un bon bout de cake et une banane, prends quelques gels anti oxydants et décide de repartir en direction de la première grosse difficulté de la journée le col du Pas de Peyrol au Puy Mary (1589m). Les motards qui nous assistent (super sympa) m’annoncent qu’il neige en haut du Puy Mary !!!

 

Mais en partant, chose que je n’avais pas remarqué en arrivant, plus d’une centaine de vélo sont alignés sur le coté, en attendant d’être chargés dans des gros semi-remorques rouges de l’assistance et plusieurs cyclistes emmitouflés dans des couvertures de survie attendent les bus pour être rapatriés !!! A cet endroit, plus d’un millier de concurrents abandonneront.

 

Je pense à mes compagnons du club, Noël et Christophe que je n’ai pas vus. Mais si je ne m’inquiète pas pour le plus jeune Christophe, j’ai quand même de grosses inquiétudes pour Noël, qui malgré sa dureté au mal et aux efforts, vient de fêter quand même ses 75 ans !!!

 

La montée du col du Pas de Peyrol, environ une dizaine de km est dans sa quasi-totalité très agréable à grimper malgré des conditions météorologiques toujours aussi dures, mais on a tendance à se réchauffer davantage dans la montée d’un col même quand il fait froid. Les 2 derniers kilomètres sont plus raides (pentes de + de 10%) et parcourus dans le brouillard, mais il semble moins pleuvoir et en plus ma machine (un vélo Colnago CLX équipé d’un triple plateau, 50/39/30, acheté chez notre ami Gaby à St-Loubès en Gironde) fonctionne et répond à merveille sur ces forts pourcentages. Je remarque que peu de cyclistes me doublent et chacun semble en garder pour la suite, car nous n’en sommes qu’à l’entrée des difficultés. Dans plusieurs montées de cols et descentes des photographes de l’agence « Maindru » vous prennent le portrait en plein effort, afin que vous puissiez emporter, moyennant une certaine somme d’Euros, des photos souvenirs. Je ne sais pas comment ils font à tenir et prendre des photos dans les conditions dans lesquelles ils se trouvent !

 

Arrive enfin le sommet au km 102. Pas la peine de moisir en haut, il fait froid, 6° affiché à mon compteur et en plus du brouillard partout. Pas la peine d’enfiler le K-way, je l’ai toujours dessus depuis le départ et il ne me quittera plus jusqu’à l’arrivée. La descente se fait prudemment car il pleut de nouveau et la route étroite et sinueuse est trempée. Au passage d’un virage je reconnais l’endroit où a chuté Vinokourov et plusieurs de ses compagnons lors de l’étape du tour. Pour moi et la plupart d’entre nous pas de danger, vu l’allure à laquelle on descend. En revanche, le froid se fait de plus en plus vif et la descente de 11km n’en finit plus. J’ai les doigts des mains qui s’engourdissent de nouveau et dans une descente c’est plutôt dangereux, donc il faut se raisonner et ralentir autant qu’on peut. Ce qui est un comble pour un cycliste !

 

Je trouve dans la descente un cycliste qui vient de glisser sur le bas-côté, mais, plus de peur que de mal, malgré la boue qui lui ruisselle dessus.

Arrive le 2ème ravitaillement au km 113.5, au pied du 2ème col de la journée. Je m’arrête de nouveau, mange une nouvelle fois et on nous offre, oh merveille, du thé chaud. Dans cet endroit-là et dans ces conditions ça ne se refuse pas et surtout ça fait beaucoup de bien.

 

Redémarrage et de suite on attaque les 5 km d’ascension du col du Perthus (1309m) à + de 8,5% de moyenne avec des passages à plus de 10%. Comme le précédent, je le passe fort bien avec mon 30/23. Je monte en compagnie d’un gars du club de Mérignac Chemin Long et d’un Arcachonnais. (C’est grâce à leurs cuissards que j’arrive à savoir d’où ils sont) Au passage des spectateurs nous comptent et m’annoncent que je suis le 581ème. Je n’en crois pas mes oreilles et pense qu’il s’agit d’une plaisanterie, car il devait y avoir plus de 1500 coureurs devant moi au départ ! Une douleur derrière ma cuisse droite me fait craindre un début de crampes, mais en réalité c’était plutôt une conséquence du froid et de la pente très raide à cet endroit, car ensuite la douleur disparait.

 

Je n’ai pas de souvenir précis du haut du passage au sommet du col, car nous sommes toujours dans la brume et les nuages, en revanche il me semble me rappeler qu’il était midi à ma montre. Nouvelle descente, mais cette fois la pluie semble s’être calmée, nous avons le vent dans le dos et la température est légèrement remontée, ce qui est nettement mieux pour les doigts des mains. Donc, avec les coureurs avec lesquels je me retrouve, on ne flâne pas dans la descente et le compteur dépasse les 60 km/h par moment, avant d’attaquer le 3ème col de la journée, le col du Fond de Cère (1294m). Un col très court de 2.5 km qui se monte à un bon rythme, mais au bout de 128km, on commence à sentir quelques signes de lassitude et de fatigue. Malgré tout, je décide de ne pas m’arrêter au ravitaillement de Super Lioran situé au km 131, car j’ai de quoi tenir en eau et il me reste du pain d’épice.

 

C’est là que l’expérience de ce genre d’épreuve et d’effort compte pour un cycliste et qu’il va falloir donc gérer au mieux les 80 km qui restent. En clair « ne pas faire le mariole ». Règle n° 1, ne pas chercher à suivre ceux qui vont nettement plus vite que vous, surtout sur les faux plats, et essayer de se mettre dans un groupe qui roule à votre vitesse et dont le but est d’arriver au bout ! Règle n°2, il faut continuer de s’alimenter et boire régulièrement. C’est ce que je décide de continuer à faire et bien m’en a pris, car se profile la côte de la Chavade au km 142. La bonne nouvelle, c’est que la pluie semble s’éloigner, que le soleil fait son apparition et qu’enfin nous pouvons voir quelques paysages du Cantal. Par contre le vent souffle toujours et nous le retrouvons de face après avoir passé la ville de Murat. Ça ne va pas être facile pour affronter les pentes du dernier col de la journée, le col de Prat de Bouc situé au km 157 et à 1392m d’altitude. L’approche se fait « gentiment » et nous arrivons au village d’Aldepierre Bredons où une pancarte nous annonce : sommet à 5km ! (Je pensais le sommet à 10 km !). Et dans ces moments-là, il ne vous en faut pas beaucoup pour vous remonter le moral. C’est donc sans soucis que s’est monté ce dernier col, sur une belle route au pourcentage moyen de 6%, mais dans la brume. Arrêt au ravitaillement au sommet et de nouveau, plein des bidons, grignotage et je bois de nouveau un bon Thé chaud. Un fort coup de vent emporte une partie de la tente que les bénévoles réussissent tant bien que mal à rattraper en s’accrochant aux barres !

 

La descente du col se fait rapidement et la température remonte en même temps. Je me relâche un peu et admire de magnifiques chevaux dans un pré, mal m’en a pris, car le virage qui suit arrive plus vite que prévu. Je freine, ma roue arrière se bloque et le vélo se met en travers. Au dernier moment je me rattrape et continue ma route. Mais cet incident me sert de leçon et je resterai concentré le reste de l’étape.

 

Le parcours remontant vers le nord-est, nous bénéficions enfin du vent dans le dos pour les 30 derniers kilomètres. Un passage que tout le monde craint car suivant l’état de fatigue dans lequel on se trouve, ça peut très bien passer, comme ça peut très bien casser ! Et pour moi qui ne suis pas un rouleur, je crains toujours ce genre de finish. Et je n’allais pas être déçu, car sur 30 km, on rencontra une succession de descentes, de faux plats, mais aussi de côtes qui ne semblaient plus en finir, dont la dernière au km 196, celle d’Alleuze, qui nous permis d’admirer un certain temps le château perché en haut d’un promontoire rocheux.

 

Sur la route, il ne semblait plus y avoir beaucoup de cyclistes et chacun essayait de se caler dans un groupe qui passait, mais pas toujours facile quand les jambes se font lourdes et qu’en plus les kilométrages affichés par votre compteur vous indique que vous devriez être à 3 km de l’arrivée et que vous apercevez le panneau annonçant : Arrivée à 5 km !

 

Avec un cycliste inconnu et d’infortune comme moi, nous avons donc terminé cette superbe étape, essayant de nous relayer le mieux possible pour enfin arriver en vue de St-Flour. Après la flamme rouge annonçant le dernier kilomètre, la célèbre côte des orgues, où nous attendait et nous encourageait la foule des grands jours, fut avalée finalement très rapidement avant de franchir la ligne d’arrivée vers 16h35, au bout de 9h 19mn 47s d’effort.

 

Et là, surprise, mon épouse et notre amie Monique qui avaient patienté toute la journée à St-Flour, elles aussi dans le froid et l’humidité, m’attendaient sur la ligne d’arrivée. Photos souvenirs et embrassades pour l’arrivée avec remise officielle d’une médaille souvenir. Nous retrouvons Christophe, dans la foule d’arrivée, qui victime du froid avait été contraint d’abandonner.

Enfin l’arrivée pour Marc Barrere

 

Mais toujours pas de nouvelles de Noël, ce qui nous inquiète un peu à tous et j’indique à Monique qu’il a dû surement abandonner. En effet, quelques minutes plus tard un coup de fil de sa part nous annonçait qu’il arrivait sain et sauf dans un bus.

Victime une hypothermie, il avait été recueilli par les secours et avait été contraint lui aussi d’abandonner. Ce fut une journée dantesque. Et le ravitaillement d’arrivée, pour une fois d’excellente qualité, constitué d’une truffade et saucisse chaude fut avalé avec grand plaisir, à croire que le froid avait aiguisé nos appétits.

Ce qui ne nous empêcha pas sur la route du retour de St-Flour de nous arrêter dans un petit resto sympa pour finir autour d’une bonne petite table en compagnie de Noël, sa compagne Monique et mon épouse Christine.

 

Quelques coups de fil aux amis et à la famille pour leur dire que tout le monde allait bien et leur raconter à chacun cette aventure hors du commun et dire à Michel qu’il n’avait surtout pas à regretter de ne pas être pas venu, tant les conditions météos furent exécrables.

 

Il y avait 6500 inscrits pour cette étape du tour Mondovélo du 17 juillet 2011 entre Issoire et St-Flour. 4500 coureurs au départ, et 2094 à l’arrivée !!!!!

Je termine à la 756ème place et me classe 153ème sur 600 dans ma catégorie des 50/60 ans.

J’ai parcouru l’étape en 9h 19mn et 47s à la vitesse moyenne de 22,56 km/h. (le premier, un ancien professionnel a parcouru l’étape à la moyenne de 30.88 km/h, ce qui est très peu pour ce genre d’épreuve). J’ai monté un dénivelé de plus de 3700m dans cette étape.

J’obtiens une médaille de bronze.

 

Finalement cette étape dantesque fut pour moi la plus dure des 7 étapes que j’ai déjà faites sur le plan météorologique, mais pas sur le plan physique. J’aurai plus souffert dans les premières étapes que j’ai courues il y a 10 ans, qu’aujourd’hui.

Avec le recul on se rend compte qu’avec l’expérience et le vécu, on se prépare mieux, on gère les efforts d’une manière différente et on évite de commettre certaines erreurs. Je suis sûr que ce genre d’épreuve est à la portée de beaucoup de cyclistes du club de St-Loubès et que vous serez plusieurs à me rejoindre l’an prochain sur une autre étape du tour.

 

Merci à mon fils Sylvain qui a eu la patience de m’attendre dans les bosses lors de nos entrainements et à mon épouse Christine qui m’a accompagné et choyé jusqu’au bout de cette étape. »

 

Marc BARRERE


 

Chères et chers amis du cyclo

Demain lundi, nous devrions en savoir un peu plus sur la suite de ce confinement, mais d’après les médias, chargés de préparer l’opinion publique, on devrait en prendre pour quelques semaines encore...et ensuite de nouvelles mesures restrictives en particulier pour les populations, mais pas forcément pour le monde du travail comme on peut le constater actuellement, devraient être mises en place pour accompagner le déconfinement....
Les chiffres d’hospitalisation, de réanimation, de morts, de guéris, de baisse de la hausse, continuent de nous être assénés tous les jours rendant la situation anxiogène. En plus, comme aucune réelle explication et comparaison nous sont données, cela entraine traumatisme, méfiance et paralyse notre bon sens.
On est un peu comme ces boxeurs groggys de recevoir des coups et qui ne trouvent plus la parade pour se protéger.
Le pic annoncé à longueur d’antenne s’est transformé en plateau...(quand on arrive au pic, on n’a plus qu’à redescendre, quand on monte sur un plateau on y reste pour un certain temps avant de redescendre ou de remonter vers le pic ou vers un autre plateau....)
La météo quasiment estivale en ce début du mois d’avril joue avec nos nerfs de cyclistes, mais en même temps, elle nous indique que quelque chose ne tourne plus très rond avec ce réchauffement lui aussi très inquiétant pour la planète et notre santé. Décidément ça ne tourne plus rond dans ce monde...Sauf pour le vélo qui grâce à ses 2 roues de forme circulaire permet de se déplacer aisément. Si on trouve des pédaliers ovalisés, on ne trouve pas encore (?) de roues de ce style !!!!
En attendant nos vélos restent pendus !!!!

 

INFO dernière :

L'UFOLEP Nationale dans son communiqué du vendredi 10 avril 2020 annonce L'ANNULATION DU CHAMPIONNAT NATIONAL CYCLOSPORT prévu les 10,11,12juillet à JOUARRE (77).

 

VIDEO CYCLISME SOUVENIRS

Notre jeune ami Quentin Hosteins qui est actuellement comme tous les étudiants invité à rester chez lui pour faire de l’école à distance, nous a montés une très belle vidéo de souvenirs cyclistes à travers le Tour de France et diverses grandes classiques. Vous la trouverez sur le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=dm5hsF1qQiI&feature=share&fbclid=IwAR3PiIRhom iDPzGEShmx3D0tm5YLRqwclmLBaRanN23zw0zPWH1GwIF0iEg

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Robert Marchand à 108 ans garde toujours son franc parler et toute sa lucidité

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Robert Marchand au stadium de Bordeaux Lac le 18 octobre 2014, venu encourager Yvon Nau, lors de sa tentative de record du monde de l’heure

Recordman de l'heure des plus de 105 ans depuis 2017 après avoir parcouru 22,547 kilomètres, le légendaire Robert Marchand fait face tant bien que mal à la crise sanitaire du coronavirus.
Ayant vécu au cours de son existence deux guerres mondiales et plusieurs crises sanitaires, dont la dramatique grippe espagnole à la fin des années 1910, l'homme de 108 ans s'est confié au journal « Le Parisien » en ces temps difficiles.

"Je vais mal, comme d'habitude. J'ai la maladie des gens qui ont 108 ans et j'en ai marre de l’avoir ! s’exclame celui qui est pourtant "en pleine forme" selon son voisin et ange gardien Christian Bouchard.
Continuant à faire du home trainer tous les jours et très actif malgré son âge avancé, Robert Marchand garde également son franc-parler, comme le prouve cette petite remarque adressée à Emmanuel Macron, le président de la République.

"J'ai entendu le président dire que nous étions en guerre face à cette épidémie. Non, la guerre, ce n'est pas ça, et croyez-moi, je sais de quoi je parle puisque j'ai connu deux conflits mondiaux.
La guerre, c'est une volonté des hommes. Ce sont eux qui la causent et personne d'autre. Ils le font souvent pour des questions plus ou moins d'argent et pas pour autre chose. Là, on se bat contre un virus qui vient de la nature. On doit lutter contre lui car c'est aussi un ennemi. On essaie de survivre mais je n'appelle pas ça une guerre."

Et répondant à ceux qui pensent que la France sera bouleversée positivement suite à cette période très difficile, le natif d'Amiens se montre beaucoup moins optimiste sur ce sujet et conclut.
"Elle ne fera pas tout changer. Vous savez, la France reste le troisième fabricant d'armes dans le monde. Elle le sera toujours quand on aura éradiqué ce virus. Les hommes penseront toujours autant à l'argent qu'avant. Ça ne changera jamais. Moi je clame : Liberté, Egalité, Fraternité !"

Bonne semaine, bon courage et une bonne santé à toutes et à tous.


Prière de respecter les directives sanitaires, le confinement chez soi est obligatoire et la pratique du cyclisme, même en mode entraînement est interdite.

Amitiés
Marc BARRERE


Descriptif des exercices que vous propose Fred Caron 

 

Bonjour à tous voici quelques conseils concernant la préparation physique réduite

  1. Astuce pour s’affuter : roulez ou courrez à jeun, donc le matin, un verre d’eau et vous pratiquez l’activité au Minimum :

    40' jusqu’ à 1h15 pour le vélo et 30' à 45' pour la cap. Attention pas tous les jours, 3 fois par semaine max.

  2. Pratiquez plutôt le matin et si vous faîtes du biquotidien, la séance la plus longue faites là le matin. Pourquoi ?
    Parce l’activité soutenue ouvre l’appétit et il vaut mieux bien manger le midi que le soir (le corps va stocker pendant la nuit)

  3. Pour ne pas prendre trop de poids, il faut favoriser les efforts en endurance simple ou de base (ou fondamentale) c’est-à-dire, roulez à allure basse. En effet c’est dans cette allure que votre organisme va puiser dans les lipides (graisses). Quand vous vous défoncez sur votre Home Trainer, vous puisez dans votre stock de glycogène (sucres) et non dans celui des lipides (graisses).

CONCLUSION :

Il faut au mini faire 3x1h30 allure basse dans la semaine voire 2h

Voilà pour cette semaine et bon courage car je crois qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge ????

Bon confinement et santé à tous et à bientôt

CARON FREDERIC


 

Chères et chers amis du cyclo

Dessin paru dans le journal Sud-Ouest dimanche du 05/04/2020

 

3ème semaine de confinement et le temps qui s’est arrêté pour la moitié de l’humanité, commence à devenir long.

A l’heure où j’écris cette page, je me prends à rêver en regardant le paysage au travers de la baie vitrée de mon bureau…..Normalement,  je devrais pédaler sur mon vélo en compagnie de nombreux vélocipédistes, sur la randonnée cyclotouriste la Carbonblannaise. Le soleil est magnifique, la température avoisine les 20° malgré un petit vent d’est. La nature s’est éveillée depuis plusieurs jours, les arbres fruitiers sont en fleurs et les bourgeons de la vigne commencent à poindre, même si la petite gelée de ce samedi matin a dû effrayer des viticulteurs, car la fumée des braséros installés dans les vignes entraine un brouillard qui cache le soleil levant et pollue l’atmosphère. Déjà que le confinement n’est pas facile à supporter, la fumée vient en rajouter…

 

Si nous ne sommes pas encore sortis de cette pandémie sanitaire, les autorités commencent à évoquer la possibilité d’un déconfinement graduel… Mais aussi du port du masque pour toute la population, alors que jusqu’à présent les experts en tout genre et nos dirigeants politiques disaient le contraire…

 

Ce qui est vrai en revanche, c’est que pour des questions budgétaires, depuis 20 ans, des dizaines de milliers de lits et de personnels soignants d’hôpitaux publics ont été supprimés, que les stocks de masques n’avaient pas été renouvelés et que d’autre part des usines qui les fabriquaient en France ont été fermées pour être délocalisées…(idem pour les médicaments qui commencent à manquer)

En attendant et devant l’urgence, 2 milliards de masques viennent d’être commandés aux entreprises…. Chinoises.

En tout cas les autorités gouvernementales devraient nous en dire un peu plus jeudi prochain…

Mais qui et quoi croire, après tant de discours qui fluctuent au gré de l’actualité et de mesures contradictoires qui sont prises ?

 

Pour le monde du sport c’est donc le sommeil en cette période, mais déjà il y a en a qui pensent au réveil…

Eh oui, pour certains, le bisness doit continuer comme avant cet épisode.

Par exemple, la FFC parle d’épreuves cyclistes sur route jusqu’au 29 novembre 2020… oubliant dans le même temps par exemple que nous serons en plaine saison de cyclocross, une discipline cycliste beaucoup plus adaptée pour cette période.

 

On ne sait si ce prolongement de saison cycliste est une demande des sportifs eux-mêmes ou des sponsors ou des chaines TV qui tirent leur marge essentielle des pubs qu’elles nous passent et repassent à longueur de retransmission…

On apprend par la pesse écrite que l’un des principaux sponsors des Girondins de Bordeaux vient de décider de suspendre son partenariat avec ce club. On apprend également que l’équipe professionnelle de cyclisme CCC a été forcée de suspendre la majorité des contrats du personnel de son équipe, tandis que tous les salaires des coureurs seront fortement réduits pour le reste de la saison…

Sommes-nous au début d’un cataclysme pour le monde sportif, en particulier professionnel?

Mais nous, petit club amateur, qui fonctionne uniquement avec des bénévoles, qui ne rémunère aucun de ses licenciés et qui chaque saison se débat pour boucler son budget, cela risque également d’avoir des conséquences que nous sommes peut-être loin d’imaginer aujourd’hui… Dans tous les cas, que cela ne nous empêche pas de rêver à notre passion pour la petite reine et du jour où nous pourrons repartir à vélo tous ensemble à la découverte des routes de la Gironde…

 

Comme la pratique du cyclisme sur route reste toujours interdite, Fred Caron nous a préparé une 3ème série d’exercice physique à pratiquer chez soi et que vous trouverez avec une vidéo à la suite de cette info hebdo.

 

Vous trouverez également en pièce jointe la suite des « chroniques d’un confiné » de Laurent Guillaume, présentateur du Magazine de la Montagne sur France 3. Il raconte avec authenticité et parfois humour le quotidien des habitants de sa vallée et porte un regard décalé sur l’actualité.

 

Communiqué de notre partenaire « Les cycles GABY » 

Je diversifie un peu plus mon activité en vous proposant du service à domicile.
Celui-ci consistera à venir récupérer chez vous le ou les vélos que vous souhaiteriez faire réparer pour ensuite effectuer les travaux au sein de mon établissement.
Des commandes peuvent aussi être prises en compte et livrées le cas échéant.

Bien évidemment le respect des consignes sanitaires et de restrictions seront de rigueur.

N’hésitez pas à mon contacter au 0975620271 de 9h à 12h uniquement pour la prise de rendez-vous.
Nous établirons ensemble les conditions de récupération et l’horaire.
Mail: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Merci de partager si possible aussi ces informations......

Merci par avance et prenez soins de vous......

Gaby

 

Bonne semaine, bon courage et une bonne santé à toutes et à tous. 

Prière de respecter les directives sanitaires, le confinement chez soi est obligatoire et la pratique du cyclisme, même en mode entraînement est interdite.

 

Amitiés

Marc BARRERE


  

Descriptif des exercices que vous propose Fred Caron

 

 

CONSEILS ENTRAINEMENT INDOOR 

Nous avons 3 types de cyclistes : 1. LES COURSIERS    2.  LES CYCLOSPORTIFS   3. LES CYCLOTOURISTES 

1.  Pour les coursiers : l’entrainement en intensité doit automatiquement être maintenu avec 1 à 2 séances par semaine.

      Attention au décrochage psychologique si les séances sont trop longues, certains entraineurs de coursiers de haut niveau l’ont déjà constaté

2. Pour les cyclosportifs :  La problématique est le volume de l’entrainement + que l’intensité surtout si vous programmez une course en septembre. Alors comme je ne suis pas pour de rouler sur HT ou bike home + de 1h30, vous pouvez de temps en temps (ce que je fais personnellement) faire du biquotidien pour charger en volume. EX : 45' le matin 1h15' le soir ou l’inverse 1h15 le matin avec de l’intensité et 45' le soir en récupération.

3. Pour les cyclotouristes :  Je vous conseille de pratiquer à l’envie sans séance particulière, juste histoire de garder vos qualités musculaires à mon avis au minimum 4h par semaine + de la PPG

Bon confinement et santé à tous et à bientôt

CARON FREDERIC


 

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