Chères et chers amis du cyclo

 

La météo que nous observons en ce moment confirme bien que nous sommes au printemps. Donc, cette semaine, profitez bien des sorties cyclotouristes du club qui vous emmèneront du côté du Blayais avec bien sur quelques côtes à avaler, mais aussi de très beaux paysages à admirer….

  

La fête du Tour à Libourne le 30 mai 2021

La Fête du Tour est une journée consacrée au vélo qui a lieu dans les sites d’accueil du Tour de France.

À Libourne, de nombreuses activités seront proposées le dimanche 30 mai 2021 avec l’installation d’un village d’animations sur les quais mais aussi la possibilité pour les cyclistes de tous âges de tester le parcours de la 20e étape du Tour de France 2021 : le contre la montre Libourne – Saint-Émilion

(Voir parcours sur openrunner : n° identifiant : 12753855)

 

Inscriptions en ligne jusqu'au 9 mai (voir lien ci-après)  

 

https://www.klikego.com/inscription/la-fete-du-tour-2021/triathlon/1615235858590-1

 

Les jeunes cyclistes accidentés à Saint-Just-Saint-Rambert se sont retrouvés pour exiger plus de sécurité

Les jeunes cyclistes du club l'Ecsel accidentés le 17 mars à Saint-Just-Saint-Rambert (Loire) se sont retrouvés à l'occasion du Grand Prix cycliste de Saint-Etienne, pour dérouler une banderole très symbolique exigeant plus de sécurité routière.

Les jeunes cyclistes accidentés le 17 mars dernier à Saint-Just-Saint-Rambert, qui avaient été percutés par une voiture à l’entraînement, se sont retrouvés ce samedi 27 mars, accompagnés de leurs familles à l'occasion du Grand Prix cycliste de Saint-Etienne.

Ils ont notamment déroulé une grande banderole "partageons la route" pour sensibiliser au partage de la route et pour transmettre des messages de sécurité routière. Ils tiennent à rappeler qu'il faut laisser un écart d'au moins 1m.50 pour doubler un cycliste sur la route en-dehors des villes. Sur leurs T-Shirts aujourd'hui, des mots de soutien au jeune Mathis, leur camarade qui a été plus gravement blessé et qui vient juste de sortir du coma. Il est toujours hospitalisé au CHU de Saint-Etienne.

"Un vélo est une vie"

Clément a toujours une attelle sur son bras gauche à cause d'une fracture du poignet. "Ça va" nous dit-il. Il tient à communiquer uniquement sur son message de soutien à Mathis : "Tout le groupe cadet, on est là pour le soutenir." "Un vélo est une vie" ajoute-t-il, "il faut partager la route, voitures et cyclistes". Le jeune sportif promet qu'il reprendra le vélo dès que possible.

A 16 ans, Elise, elle, dit qu'elle "n'a rien eu". En 5 ans de cyclisme, c'est la première fois qu'elle subit un tel accident. Elle tient à faire passer un message : "Il faut faire attention. On ne s'attend pas forcément à un tel accident." 

Dans le club, une piste est réservée aux moins de 10 ans pour apprendre à rouler au milieu d'autres usagers. L'idée est d'apprendre à rouler avec un autre cycliste juste à côté de soi, presque coude à coude. Le code de la route autorise les cyclistes à rouler deux par deux.

"On ne sent pas en sécurité sur la route"

"Quand les jeunes vont sur la route, ce n'est pas pour expérimenter quelque chose. Ils savent déjà faire et sont déjà capables de rouler sur la route en sécurité." nous précise Ugo Clareton, éducateur cycliste et responsable formation du club l'Ecsel. Lui affirme avoir déjà connu des dizaines de "frayeurs" et d'insultes de la part d'automobilistes colériques, pressés de rouler vite. "Nous en tant que cyclistes, on ne se sent pas en sécurité sur la route. C'est notre terrain d'entraînement. On est hyper vulnérables. Face à un parebrise ou un parechoc, on sera toujours perdants."

Selon lui, la plupart des jeunes et les quatre encadrants adultes vont bien. "C'est des miraculés" dit-il. Il reconnaît que le soir de l'accident, tous les responsables "s'attendaient au pire." Il ajoute : "C'est quelque chose qu'on ne peut pas revivre, ce n'est pas possible. Le jeune de 14 ans, ça peut être quelqu'un de votre famille. Il y a quelque chose à changer à mon avis."

Une psychologue accompagne en ce moment les jeunes et leurs familles au sein du club sportif. "La passion pour le cyclisme reste intact, même s'il y a eu cet accident qui est marquant. Il y a cette envie de reprendre le vélo et de se refaire plaisir sur les routes. On a envie de faire changer les choses" conclue Ugo.

 

LE SPORT A L’ÉCOLE

Interview de Marie-George BUFFET (ancienne ministre des Sports)

(Journal Ouest-France du 29/01/2021)

Le sport est l’école de la vie et on ne saurait contredire Aimé Jacquet, qui a eu la formule heureuse pour désigner la place de l’activité physique au sein de la société. Mais est-il vraiment la vie de l’école ? La France est en retard, c’est un constat. Les actions gouvernementales peinent à accentuer la pratique et à contrer l’effet de sédentarité des jeunes, toujours insuffisamment éduqués à la cause sportive en milieu scolaire.

Le constat de Marie-George Buffet est clair : « L’EPS est maltraitée depuis plusieurs années. Il est temps de sonner l’alerte ». L’ancienne ministre des Sports, en poste sous le gouvernement Chirac entre 1997 et 2002 et aujourd’hui rapporteuse de la commission d’enquête sur les conséquences du Covid-19 sur les jeunes, pointe plusieurs causes à cela et quelques solutions susceptibles d’inverser la courbe.

Quel regard posez-vous sur la place du sport dans le milieu scolaire ?

Déjà, en tant que députée, je continue bien sûr à suivre de très près tout ce qui concerne le sport. Maintenant, il ne faut pas confondre l’Éducation Physique et Sportive (EPS) et la pratique sportive dans les clubs. Ce sont deux démarches différentes, la première visant à faire que chaque enfant puisse développer sa motricité, son agilité et se sente bien dans sa peau. Ce n’est pas nouveau : l’EPS est maltraitée depuis plusieurs années. Peu à peu, sa place a diminué dans les différents examens scolaires (brevet, baccalauréat…) et n’a pas été reconnue comme un enseignement à part entière. Pourtant, c’est comme l’histoire et la géographie, c’est un enseignement obligatoire à l’école. Les enseignants d’EPS sont très inquiets par rapport à cela.

 

Comment expliquez-vous ce retard ?

Une confusion est en train de s’installer dans les discours ministériels avec le fait que le sport a été placé sous tutelle de l’Éducation nationale, la proposition de M. Blanquer des 2S-2C (Sport, santé, culture, civisme) et l’appel aux clubs de venir faire pratiquer les enfants. Il y a une inquiétude et les choses se mélangent. Il faut que l’EPS reste un enseignement à part entière. La pratique en club reste bien sûr très recommandée pour l’ensemble des enfants mais cela reste un choix, ce n’est pas obligatoire (contrairement à l’EPS). Je sens une profession inquiète, à la lecture de leurs bulletins syndicaux, sur l’avenir de l’éducation physique et sportive.

 

« Je sens une profession inquiète sur l’avenir de l’EPS »

 

Est-ce une question de moyens ?

Il y a les conditions de la pratique, c’est certain. J’ai eu une délégation d’enseignants de collège qui n’avait pas les salles nécessaires pour avoir une pratique correcte de l’enseignement physique et sportif chez les collégiens. La Ministre déléguée aux sports (Roxana Maracineanu) a annoncé un plan concernant l’apprentissage de la natation mais on n’a pas suffisamment de piscines pour l’assurer réellement… On voit bien que l’EPS doit être revalorisée et qu’il y ait les moyens humains, matériels et techniques suffisants pour la pratique […] J’étais rapporteuse de la commission d’enquête sur les conséquences du Covid-19 sur les jeunes et les enfants, j’ai rendu récemment le rapport. Les pédiatres nous ont alertés sur l’absence d’EPS et de pratique en club, qui faisaient qu’il y avait une augmentation de la masse graisseuse et une perte d’agilité de la part des enfants qu’ils avaient en consultation.

Concrètement, comment sensibiliser plus largement les jeunes à la pratique sportive ? N’est-ce pas non plus une question d’éducation ?

D’abord, il y a l’école. Il faut augmenter le nombre d’heures d’EPS à l’intérieur du parcours scolaire. Vous avez des pays où c’est quasiment tous les après-midis. Il faut ensuite aider les familles à rentrer dans les clubs. J’avais pour cela mis en place le coupon-sport. Je pense qu’il faudrait revenir à un système d’aide à la licence, ce que j’ai soumis à la commission d’enquête. C’est-à-dire que l’on systématise cette aide à partir de certains revenus des parents. Le coût de la licence devient très élevé pour des familles à deux, trois, quatre enfants et avec des bas salaires. Il y a aussi des aspects d’amélioration de l’encadrement des clubs, toutes les affaires de violences… Tout cela perturbe et inquiète.

Et culturellement ?

Il y a là aussi des combats à mener, notamment sur la présence des filles dans les clubs. On s’aperçoit que les changements corporels liés à l’adolescence peuvent provoquer un retrait du club, parce qu’elles ne se sentent pas bien dans leur peau, qu’elles ont eue des remarques sur leurs physiques, peut-être même des pressions familiales disant que ce n’est pas une obligation… Le débat du sport féminin doit être mené, essayer de maintenir les filles dans la pratique après l’âge de 15 ans, mais aussi d’autres campagnes, comme la politique fédérale. Bien sûr, la pratique sportive, c’est la compétition et l’entraînement mais on peut aussi ouvrir à des pratiques plus familiales, où les parents peuvent accompagner des enfants et pratiquer eux-mêmes…

 

Mais le point de départ reste l’école…

Bien sûr ! Quand on est bien dans son corps, grâce entre autres à l’EPS, on est bien dans son club. On n’est pas gêné aux entournures, on a une agilité et une mobilité qui fait qu’on se sent bien. S’il n’y a pas d’EPS, la pratique en club peut poser des questions à certains enfants. L’EPS, c’est aussi construire son corps au fil des années, acquérir de l’agilité, de la mobilité, de l’adresse. Ça ne peut qu’aider à la pratique en club. Certaines grandes fédérations scolaires sont aussi là pour valoriser et faire connaître.

« Le sport n’apparaît pas comme quelque chose de sérieux »

Selon vous, le compte est-il bon concernant les trente minutes de sport quotidienne que souhaite mettre en pratique le gouvernement ?

Pour l’instant, ce n’est pas en place mais il faut avoir beaucoup plus de professeurs d’EPS. Il faut créer des postes d’enseignants de l’EPS parce qu’il ne faut pas que ça soit fait par les bénévoles des clubs. Être encadrant d’un club n’est pas la même chose qu’enseigner une pratique. Dans le primaire et en maternelle, il n’y a pas de professeurs d’EPS. Ce sont les professeurs des écoles qui en ont la charge. Mon opinion, c’est qu’on aurait besoin d’intervenants formés qui puissent assurer des heures en primaire. Au collège, il faut plus d’heures, c’est une évidence.

C’est donc là que le bât blesse ?

Oui. Vous savez, c’est l’idée qu’a beaucoup développée le ministre de l’Éducation sur les 2S-2C, avec l’entrée dans l’école ou à côté d’associations et de clubs… Mais on ne ferait pas ça avec d’autres matières. On ne demanderait pas aux associations de compléter les heures d’histoire-géographie…

« On voit trop le sport en France comme un spectacle sportif. Ce n’est pas que ça… »

 

Comment expliquer que la France soit si en retard sur des pays voisins ?

C’est culturel, c’est un rapport au sport… Regardez comment des pays sont capables d’avoir des équipes universitaires au top niveau. Nous avons une pratique universitaire quasiment nulle en France. Dans l’actualité, vous n’entendez jamais parler de l’équipe de Fac ou de l’université d’ici ou de là. On n’en parle jamais. Le sport n’apparaît pas comme quelque chose de sérieux. C’est peut-être un raccourci mais ce n’est pas quelque chose qui fait partie intégrante de la construction d’un individu, de son apprentissage. Regardez le peu de place que prend le débat sur la place du sport dans notre société dans les discours et programmes politiques, et même à l’Assemblée nationale. Chaque fois, je me bats mais ce n’est pas une question que l’on traite lorsque l’on a fini de traiter toutes les autres. Ce ne sera jamais le cas. On voit trop le sport en France comme un spectacle sportif. Ce n’est pas que ça…

Les Jeux olympiques en 2024 étaient censés doper ce secteur. Ce n’est pour l’instant pas vraiment le cas.

On avait annoncé trois millions de licenciés supplémentaires d’ici les JO 2024. Pour l’instant, on a plutôt une baisse importante des licences. Avec le Covid-19, cela va de 30 à 50 % selon les clubs et les disciplines. Est-ce que l’on sera capable de reprendre les inscriptions dans les licences à la rentrée de septembre ? Ce sera sans doute un peu difficile, s’il n’y a pas d’aide aux familles ou autres. Il faut prendre ce dossier à bras-le-corps, sinon on va dans une situation où les clubs vont souffrir et l’EPS ne va pas prendre la dimension qu’elle devrait prendre. Il est temps de sonner l’alerte.

  

Sorties club de la semaine : 

On respecte les gestes barrières lorsque nous sommes rassemblés en particulier au départ. (Se tenir à plus d’1m les uns des autres, ne pas se serrer la main, ne pas s'embrasser, ne pas se donner d'accolades, porter le masque, etc…) et on constitue des groupes d’un maximum de 6 personnes.

  • Pour tous les groupes Horaire de départ pour les lundis, mercredis et samedis : 14h00
  • Horaire Ecole de vélo mercredi après-midi, départ à 14h30 et samedi à 14h00

 

DÉPART ET ARRIVÉE DES SORTIES : AU LOCAL DU CLUB, SITUÉ : 41 BIS RUE DU STADE A ST-LOUBES.

Pour voir les parcours et les télécharger sur un GPS, il suffit de cliquer sur le lien « openrunner » situé en bas à gauche de l’image du parcours que vous trouverez sur le site du club à la rubrique Cyclotourisme / parcours de la semaine.

Bonne semaine à toutes et à tous.

Dans tous les cas soyez très prudents et surtout respectez les gestes barrières.

Amitiés

Marc BARRERE