Chères et chers amis du cyclo

Col du Portet d’Aspet le lundi 24 mai 2021

Après de multiples annulations dues à la crise sanitaire, nous avons enfin pu nous retrouver tous ensemble à Aspet pour la traditionnelle sortie du club à la montagne. Même la météo fut finalement agréable pour nos sorties cyclistes, à voir ce beau soleil sur la photo de groupe prise au col du Portet d’Aspet le lundi de Pentecôte.

Nous étions finalement 80 participants, dont 63 cyclistes âgés pour le plus jeune de 13 ans et pour le plus âgé de 78 ans !

Tous les circuits que nous avions prévus ont pu être effectués et même plus, puisque 4 « costaux » ont pu aller faire le Port de Balès. Pour certains jeunes en particulier mais aussi adultes ce fut la découverte de ce milieu montagnard avec les ascensions des cols de Menté, du col des Ares, du col de Portet d’Aspet ou du col de Larieu.

En 2 jours et demi ce n’est pas trop mal pour des amateurs comme nous !

Mais au-delà de nos sorties vélos, le fait de pouvoir enfin se retrouver toutes générations confondues fut à n'en pas douter la plus merveilleuses des choses que nous ayons vécu ce week-end.

  

Merci à toutes et tous les participants qui ont été formidables et qui, dans les retours que nous avons sur les réseaux sociaux demandent déjà où nous irons l’année prochaine !  

Un grand merci aux personnels du centre d’hébergement du Bois Perché d’Aspet qui nous ont très bien accueillis et à la commune de St-Loubès qui avait mis à notre disposition un gros véhicule utilitaire pour transporter des vélos, ce qui nous permis d’organiser du covoiturage pour se rendre et revenir des Pyrénées.

Vous trouverez de nombreuses photos prises par plusieurs d’entre nous sur les liens suivants :

Journée du samedi 22 mai 2021 : https://photos.app.goo.gl/1DfL35xWjrnbwrcF7

Journée du dimanche 23 mai 2021 : https://photos.app.goo.gl/pGRKQ2RFppV2vbcV6

Journée du lundi 24 mai 2021 : https://photos.app.goo.gl/fvtWZtFzShpyXm3CA

 

La reprise de la saison de cyclosport se précise :

Je le disais la semaine dernière, la saison de cyclosport va enfin pouvoir redémarrer ce mois de juin ou début juillet, même si les choses ne sont pas simples pour les clubs organisateurs qui se heurtent à des refus de la part de certaines communes.

En tout cas les cartes de cyclosport 2020/2021 (les cartons) vont être envoyés déjà par mail, puis par courrier à chaque cyclosportif qui a renouvelé sa licence et qui avait un carton la saison passée.pour les autres il faut faire une demande en ligne : https://forms.gle/x9ngoXn5FMrTChpK9

Le calendrier des courses à venir va être mis à jour par l’UFOLEP 33 dans les jours à venir. Nous avions prévu d’organiser le grand prix cycliste des sirops Meneau le 7 mars 2021, mais celui-ci avait du-être annulé pour cause de covid 19. Nous envisageons de le reporter au dimanche 19 septembre 2021, mais rien n’est encore définitivement arrêté, car nous devons demander auparavant les accords à la commune et à la préfecture.

 

Assemblée Générale de l’UFOLEP GIRONDE :

Cette AG qui s'est tenue en visio conférence avait 2 points à l'ordre du jour : l'élection du comité directeur et des modifications du statut.

Une vingtaine de représentants d'association était connecté ce qui représentait 2490 votants.

Les modifications ont été validées à l'unanimité et le comité directeur composé de 10 candidats sur 15 possibles a été élu à l'unanimité.

Jean Jacques MOZE le président sortant a été réélu jusqu'en 2024 à l'unanimité des votants. Il nous a été indiqué que les commissions techniques départementales (CTD) seront renouvelables pour la saison prochaine. (On devra se mettre en recherche de candidats émanant de notre club). D'autre part la situation financière de l'UFOLEP 33 est bonne malgré les conséquences de la crise, mais il faut souligner que plusieurs salariés ont été mis en chômage partiel.

 

Disparition de Robert MARCHAND :

Robert MARCHAND était venu encourager notre ami Yvon Nau lors de sa tentative du record de l’heure effectuée le 18 octobre 2014 lors du « Grand prix cycliste de l’HUMANITÉ »

 

Extrait du journal Le Parisien du 22 mai 2021

Article d’Eric Michel et Sophie Bordier

Une légende est partie rejoindre les étoiles

« Robert Marchand, plus vieux sportif et cycliste de la planète, est mort à 109 ans
Le centenaire s’est éteint dans la nuit de vendredi à samedi au terme d’une très longue, très riche et incroyable existence.
Robert Marchand, disparu à l'âge de 109 ans, était le plus vieux sportif du monde.

On le pensait aussi increvable que ses vélos. Âgé de 109 ans, le cycliste seine-et-marnais Robert Marchand s’est éteint dans son sommeil dans la nuit de vendredi à samedi 22 mai dans l’Ehpad où il vivait à Mitry-Mory (Seine-et-Marne). « Robert, c’était un grand champion, quelqu’un qui faisait rêver et qui gardait la tête sur les épaules. C’était aussi un ami, quelqu’un de très engagé syndicalement et politiquement à gauche ! C’était l’image de notre ville », salue Charlotte Blandiot-Faride (PCF), maire de Mitry-Mory.
« Il était toujours présent dans les manifestations comme lors des élections municipales de 2020 dans les points rencontres avant le confinement ». Le champion avait légué à la ville de nombreux objets tels qu’un vélo, des maillots, des coupures de presse, etc., le tout présenté dans une exposition perpétuelle au gymnase Ostermeyer de Mitry. Car Robert Marchand n’était pas n’importe qui.
98 Tours de France suivis de près ou de loin


Né le 26 novembre 1911, il se souvenait de l’entrée des troupes allemandes avec le casque à pointe dans les rues d’Amiens, sa ville natale, à l’été 1914. Il se rappelait des cloches des églises annonçant l’armistice du 11 novembre 1918. Robert Marchand n’avait pas encore 7 ans. Il a connu deux guerres mondiales, traversé la vie sous dix-sept présidents de la République. L’éternel cycliste a eu 25 ans sous la présidence d’Albert Lebrun, 50 ans sous Charles de Gaulle, 75 ans avec François Mitterrand et fêté son centenaire sous la présidence de Nicolas Sarkozy, en 2011. Quand Emmanuel Macron est venu au monde en 1977, il avait déjà 66 ans.
Lui, le fan de bicyclette, a pu suivre de près ou de loin 98 Tours de France. Diminué et fatigué, il était encore devant sa télé lors de l’arrivée du dernier en date sur les Champs-Élysées le 20 septembre. Il a vécu sur trois continents, était veuf depuis le début des années 1940. Militant communiste convaincu, il a vu le jour neuf ans avant la naissance du PCF en 1920.
Il était un phénomène. « Mais non, je ne suis pas un phénomène, pas du tout ! Juste un type simple et normal, tout ce qu’il y a de plus normal, croyez-moi », disait-il souvent à qui voulait le croire sur ce point. Ils n’étaient pas nombreux à être d’accord.
Il était la mémoire du siècle dernier, le témoin privilégié d’un temps passé qu’on regarde avec sagesse et nostalgie. Il était devenu avec le millénaire naissant, la mascotte d’une nation attachée à sa personnalité, impressionnée par sa santé débordante et admirative de ses exploits sur un vélo à 100 ans bien tassés. Il était devenu de ce fait, le sportif le plus âgé sur cette bonne vieille Terre. « Les gens ne connaissent pas forcément le nom du dernier vainqueur du Tour de France, mais ils connaissent Robert Marchand », disait son ami Gérard Mistler.
Il était devenu une mascotte
Au fil de ses quelque 40 000 jours d’existence, le vieil homme avait tout vu, tout connu. Il n’avait pourtant pas atteint cet âge canonique, rare, inouï en restant assis confortablement derrière un bureau, dans une existence bien rangée. C’est ce qui le rendait incroyable, au sens premier de ce terme.
Robert Marchand a été tour à tour gymnaste de haut niveau et pompier de Paris dans les années 1930 : « Je faisais aussi du vélo, nous disait-il dans un sourire. Mais le gars qui s’occupait de mon club m’a dit que j’étais trop petit (1,58 m) et que je n’arriverais jamais à rien. Alors j’ai arrêté, mais ça me fait bien rigoler aujourd’hui, même si je ne peux pas me moquer de ce bonhomme qui n’est plus là depuis longtemps.
À la fin des années 1940, fuyant la France après des actes de Résistance, Robert Marchand est devenu planteur de canne à sucre au Venezuela, pendant huit ans : « Un jour, on a trouvé une caisse de pistolets dans le camion que je conduisais. Elle n’était pas à moi, mais on m’a fait des misères. J’ai quitté le pays vite fait. » Les années 1950 le trouvent comme bûcheron au Canada. Lors de la décennie durant laquelle de Charles Gaulle dirige la France, il revient au pays et devient maraîcher, vendeur de chaussures et négociant en vin.
Plus tard, pour meubler une maigre retraite, il redécouvre l’objet qui fera sa gloire : le vélo. Il devient son ami et le jour où il fête son 100e anniversaire, en novembre 2011, il établit le record de l’heure pour un centenaire : « Attention, prévenait-il, je fais bien la distinction entre le battre et l’établir. Ces records-là, personne ne les a faits avant moi, je suis le premier à le tenter donc je l’établis. Ça fait de moi le plus vieux sportif du monde. C’est ce qu’on m’a dit en tout cas. C’est spécial, non ? »

 
Oui, c’était spécial et phénoménal, comme l’était le corps de cet homme qui avait découvert le secret de la cure de jouvence. Car, oui, plus le temps passait et plus Robert Marchand rajeunissait. « Son infirmière me disait qu’il avait un pouls qui battait à 55 pulsations/minute et une tension à 12,6. Robert m’épatait chaque jour », admirait son ami et voisin Christian Bouchard. Il avait 109 ans, mais le cœur d’un jeune homme de 60 ans : « Ne me demandez pourtant pas comment je vais, grognait le vieil homme au caractère bien affirmé pendant le confinement. Je vais mal, comme d’habitude ! J’ai la maladie des gens qui ont 108 ans et j’en ai marre de l’avoir ! »
Son cœur ne voulait pas s’arrêter
Ce cœur solide était en fait aussi son malheur. En 109 d’existence, Robert Marchand, qui n’a pas eu d’enfant, a vu partir tous ceux qu’il aimait ou presque. Enfant d’une famille de dix frères et sœurs, il a encore deux sœurs toujours en vie, qui elles aussi ont allègrement dépassé 90 ans. Pour pointer la force de son destin, une de ses sœurs a été assassinée il y a longtemps. Son épouse est partie en 1943 ce qui fait qu’il était veuf depuis 77 ans, un record mondial sans doute là aussi.
Voir partir les siens, ne plus pouvoir monter sur un vélo par peur de la chute, tourner en rond dans son petit appartement de Mitry-Mory (Seine-et-Marne) Robert Marchand en avait marre. Il disait à ses proches ces derniers mois qu’il voulait que son foutu cœur si extraordinaire, objet d’interrogation de tous les scientifiques le laisse tranquille et cesse de battre dans sa poitrine. Il voulait partir dans son sommeil sans forcer l’ordre des choses.
Son cœur a mis du temps à lui donner cette faveur. Il a fini par lui accorder ce droit au repos et à la paix après 109 d’une vie riche, tellement riche. Et unique. »

 

Sorties club de la semaine :

  • On respecte les gestes barrières lorsque nous sommes rassemblés en particulier au départ. (Se tenir à plus d’1m les uns des autres, ne pas se serrer la main, ne pas s'embrasser, ne pas se donner d'accolades, porter le masque, etc…)
  • On constitue des groupes d’un maximum de 10 personnes
  • On respecte une distanciation de 2 m.
  • On amène avec soi sa licence UFOLEP

Pour tous les groupes, Horaire de départ des lundi, mercredi et samedi : 14h00

Horaires de l’école de vélo le mercredi à 14h30.

DÉPART ET ARRIVÉE DES SORTIES DU CYCLO CLUB DE ST-LOUBES :

AU LOCAL DU CLUB, SITUÉ : 41 BIS RUE DU STADE A ST-LOUBES.

Pour voir les parcours et les télécharger sur un GPS, il suffit de cliquer sur le lien « openrunner » situé en bas à gauche de l’image du parcours que vous trouverez sur le site du club à la rubrique Cyclotourisme / parcours de la semaine.

 

Bonne semaine à toutes et à tous.

Dans tous les cas soyez très prudents et surtout respectez les gestes barrières.

Amitiés

Marc BARRERE